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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 06:00

Cinquième et dernière journée de visites vendredi 3 novembre.

 

         Aujourd’ hui nous restons à Pékin même. C’est une journée optionnelle payante et prévue au programme initial. Encore !

Le Temple des Lamas nous accueille depuis la rue, par un magnifique portique à 3 arcs en bois peint. Il ressemble beaucoup aux péages de l’autoroute de l’aéroport.



Ces bâtiments, autrefois palais, ne sont devenus temples bouddhistes qu’en 1744.    Tous les pavillons sont dédiés aux Bouddhas qu’il est interdit de photographier. Deux cents lamas vivent et entretiennent ce vaste ensemble richement décoré.


 
 
Entre les cinq salles de prières, les Chinois viennent faire brûler des fagots de bâtonnets d’ encens dans des cuves situées à l’ extérieur.


 

Ils vont ensuite se recueillir à genoux, les mains jointes à hauteur du front, devant le Bouddha choisi pour exhausser leurs vœux.
Si le Dalaï Lama devait revenir en Chine un jour, son trône l’attend dans la quatrième salle des prières.

La dernière salle, haute de trois étages, abrite la statue la plus vénérée du temple. C’est un Bouddha de 23m, debout et taillé d’une pièce dans un tronc d’arbre de santal tibétain.


                                           photo prise en cachette
Il est inscrit au Guinness Book comme en témoignent les pancartes fixées au mur comme des ex - voto. Curieux !

Au détour d’ un pavillon, nous découvrons Pounet et moi, une nouvelle fois, la panoplie du parfait pompier pékinois, très originale de simplicité.


La ferveur et la dignité des Chinois pratiquant leur culte n’ ont d’ égal que leur indifférence vis à vis du va et vient des touristes sans gêne. J’ essaie de comparer avec l’ attitude des étrangers dans nos églises. Leur respect est - il dû à l’ espace clos des lieux saints chrétiens en opposition avec le plein air des salles de prières toujours ouvertes ?

 

Le  Temple de Confucius, situé en face dans une petite rue typique, contraste avec la lamaserie par sa sobriété.

Ce n’ est pas un lieu de prières au sens religieux, mais un sanctuaire dédié au grand philosophe chinois. Les cours regorgent de tablettes de pierre gravées en l’honneur de plus de 51 000 étudiants qui ont réussi les examens nécessaire à l’entrée dans l’administration depuis Koubilay Khan, empereur mongol fondateur de la dynastie Yuan en 1271.


 

C’ est ici que le caméscope a décidé de nous lâché définitivement. Nous n’ aurons pas le son harmonieux de la musique des cloches, ni le mouvement de la calligraphie d’une jeune fille traduisant à la demande les prénoms en signes chinois sur des bandes de papier de riz.


 

                 米雷  "Mǐ léi"  Mireille,    Mimi

                          明天见 Lion, mon signe

Bien que le Temple n’ait pas le prestige des décors rencontrés ailleurs, il s’ en dégage néanmoins une sorte de sérénité, grâce sans doute aux sapins qui ombragent avec délice les jardins. On y trouve aussi un magnifique cyprès vieux de sept siècles, et enfin je vois de vrais moulins à prières.

 

Après le déjeuner nous partons à la découverte de la Rue de la Soie et du Marché aux Oiseaux. Noms évocateurs et poétiques à souhait, n’ayant qu’un lointain rapport avec les sujets.
Au marché aux Oiseaux, on vend toutes sortes d’animaux ; des reptiles, des chats et des chiens "interdits à la consommation" paraît -il,  mais autorisés depuis peu pour la compagnie, à condition qu’ ils soient de petites tailles et
qu’ ils ne sortent que le soir.

On trouve aussi sur ce marché de très jolies cages et des oiseaux. Quelques - uns d’entre nous, ont goûté du serpent, d’autres auraient pu essayer des grillons vivants ! C’ est un peu le quai de la Mégisserie.


 

Quant à la Rue de la Soie, il y a tout sauf de la soie. C’ est le marché du Kremlin - Bicêtre le dimanche, mâtiné d’une touche de Barbès pour la foule. De tout petits étals surchargés de vêtements de sport de marques, de lainages, de cravates et de bagages, se côtoient à touche - touche le long des allées encombrées.


En attendant de reprendre le car, voilà que nous découvrons, presque par hasard, la Samaritaine locale. C’est le Friend-Ship Store, le magasin de l’Amitié comme dit Chiffonnette.
Pourquoi juste cet avant dernier jour, alors que ce type de magasin était réclamé depuis le début ?



Finalement le lèche - vitrines nous permet de découvrir les prix pratiqués sur les articles de souvenirs et juger si nos marchandages ont été suffisamment efficaces pendant nos balades. Dans l’ensemble OUI.

En cette fin d’ après midi, nous rentrons à l’ hôtel avant d' aller dîner au restaurant spécialisé en canard laqué.
Bien qu’ il ne soit que 19h30, nous avons droit à « Pékin by night ». La nuit tombe vers 17h30 ici.
Ce tour de ville nous entraîne vers Tian’Anmen, toujours aussi vivante, avec les mêmes militaires impassibles montant la garde. Au retour, deux heures plus tard, ce sera la même chose.
Le repas pour une fois, fut plus varié et savoureux.
Le canard laqué, spécialité de Pékin, rôti, est servi à table en petites lamelles  – 260 morceaux par volaille  – croustillante. On le mange avec les doigts, les bouts de viande roulé dans une crêpe, avec une sauce à la prune et aux oignons. C’est bon… j’en ai encore l’eau à la bouche.


La préparation du canard laqué est un peu complexe. Il faut le remplir d’air sous la peau et l’ ébouillanter. Après être resté quelques heures suspendu, il est badigeonné d’un mélange de miel et de vin plusieurs fois, et cuit au four à bois fruitiers, toujours verticalement. Y’ a plus qu’ à déguster.
J’ai aussi découvert les « œufs de 100 ans » qui sont en fait des œufs cuits dans la chaux, plusieurs jours. C’est ce qui leur donne leur couleur marron noirâtre peu ragoûtante.  Pourtant bien que très salé c’est bon, j’ai fini la plat.
Et voilà la dernière journée s’achève ; un dernier câlin au Titi canard enseigne du restaurant, avant d’aller commencer à faire les paquets du retour.



           晚 安 

                                                                  Bonne nuit
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 06:00

Quatrième journée jeudi 2 novembre.

 

        Cette après midi est prévue libre. Super, je vais pouvoir me fourvoyer et faire les boutiques de tissus repérées près de l’hôtel, avec Marthe.

 Ce matin, nous allons au Palais d’ Été. C’est la résidence secondaire de l’Impératrice Cixi qui s’y retirait les six mois d’été, passant le reste de l’année à la Cité Impériale, située à 10 kms environ.


Ce Palais d’Eté est un petit bijou, situé près du lac Kunming, adossé à la colline de la Longévité.


 

C’est un lieu ravissant, presque romantique, fait de pavillons et de cours reliés par une magnifique galerie de 780 m, faite de 273 sections de poutres transversales.

Elles sont toutes décorées de plus de 10 000 scènes peintes, empruntées aux mythes de la littérature, de l’ histoire et de la géographie de la Chine.

  

 
Une atmosphère de douceur de vivre, de quiétude et de bien être se dégage tout au long de cette promenade, et jusqu’au bout du long couloir, là où est ancré le Bateau de Marbre, construit sur les vestiges d’un ancien palais, avec les fonds prévus pour la Marine Chinoise.

 

 

 Après le déjeuner dans un des pavillons, nous avons pris une embarcation en forme de dragon, pour une traversée du lac sous le soleil, nous laissant apercevoir le Pont aux 17 arches.
 

 

 Cette visite est celle que j’ai préférée, sans aucun doute parce que faite librement, à son rythme. Elle m’a permis de voir des Chinois en ballade, et de rencontrer un ravissant bébé en costume typique dont le fond de son pantalon laissait apparaître ses petites fesses, et pas seulement... et d’éviter ainsi de mettre des couches.


 
 J’avais vu cela sur des petites terres cuites souvenirs, mais je ne pensais pas que c’était encore de rigueur à notre époque.

Encore aujourd’hui en écrivant ces lignes, le souvenir du Palais d’Eté m’apporte une touche de fraîcheur et d’émotion qui restera gravée dans ma mémoire.


 

         La fin d’après midi libre était la bienvenue pour faire le tri d’images et de couleurs.

Et bien non !

 Direction la visite d’un hôpital, bien sûr optionnelle  et gratuite, mais comment l’éviter à part payer un taxi ! Ça fait cher le bonus. 
Donc hôpital pour ceux qui veulent. Ils veulent tous !
Ils y passent plus de 40h par semaine, près de 47 semaines par an, et à plus de 8 000 kms de Bégin* pendant une de leur semaine de congé, il leur en faut encore une bonne dose. C’est une drogue dure.

 *hôpital militaire de Saint Mandé 94 où tous travaillent.

Je n’émettrai aucun avis sur ces précieuses heures perdues en visite, ni sur les achats hors de prix de pilules miracles soignant les maux d’estomac, aux détours de consultations expresses.

Ils sont doués ces Chinois. Poser un diagnostic de mal de dos sur un homme grand, légèrement voûté qui vient de passer au moins quatre jours à marcher.

Ces amateurs de visites spéciales ne croiraient-ils pas, ou plus, à ce qu’ils pratiquent quotidiennement ?

Malgré les grincements de dents, on fait avec, et on dit adieu aux boutiques jusqu’à une prochaine fois.

 

                                            

                                                         A suivre

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 06:00

Troisième journée mercredi 1er novembre.

 

         Autre gros morceau, la Grande Muraille. Ni lever de soleil ni coucher ne sont prévus là bas comme le célèbre cliché publicitaire si connu en France.

         C’est aussi ce jour là que commencèrent les visites optionnelles payantes pourtant prévues au descriptif du voyage. Paradoxe quand tu nous tiens ! Bref.

 


                 
 La Grande Muraille, on en rêve à Paris et on y est.

         Le fait d’être visible de la Lune est une invention, elle ne l’est que de l’espace, et encore…

  
        Regardez une photo prise par satellite, on ne retrouve pas les plus simples repères. Imaginez depuis la Lune à plus de 360 000 kms.

 

        Un mythe s’écroule, reste la Muraille, un dragon de pierres, construite à l’époque Ming sur environ 10 000 kms, mais on ne sait pas exactement pour quel usage. Peut –être simplement pour protéger l’Empire du Milieu des Mongols ou autres envahisseurs potentiels.

   

 

Toujours est-il que cette construction à Mutianyu est à une altitude moyenne de 900 mètres et qu’on y accède par un téléphérique qui survole des bois de chênes de Mongolie.
 
 

 

 

 




Arrivé au chemin de ronde ou veille un très gentil samouraï bon teint, on découvre alors un paysage impressionnant, où le rempart court le long des crêtes montagneuses en suivant le relief à perte de vue. 

 

  J' aime beaucoup ces personnages découpés en bois où l' on ne passe que la tête. Là c' est Yann.

 

 

  Ici aussi le temps est avec nous. C’est une belle matinée d’automne ensoleillée, sous un ciel lumineusement bleu. Partout où l’on regarde, c’est la Muraille qui sépare la montagne en deux. A l’horizon on voit se profiler la silhouette des tours de guet et des fortins, planté sur des pics montagneux tous les 400m environ.

 

   

  C’est hallucinant d’ imaginer l construction d’une telle fortification sous la dynastie Ming (1368-1644) faite de briques et de terre, et qui ne doit son aspect actuel qu’aux restaurations successives.

 

         Il n’y a pas que le regard qui vagabonde, l’esprit aussi. C’est grandiose. Pourquoi le temps ne s’arrête-t-il pas un moment pour savourer l’instant ?

 

        Il faut néanmoins redescendre et passer au milieu des « marchands du temple ». entre la gare d’arrivée du télécabine et le parking du bus, il faut parcourir la rue de 600m envahie de vendeurs de souvenirs en tous genres qui nous courent après pour nous refiler le tee-shirt imprimé de la Muraille, le briquet Mao qui clignote, le quilt à pandas.

 

        Au car, Chiffonnette nous attend à l’heure précise pour la distribution des boîtes pique-nique. On aurait pu les prendre avant la montée et profiterplus longtemps des paysages au lieu de casse - croûter vite fait debout sur un parking poussiéreux dans les odeurs de gas-oil ! pourquoi faire simple ?


 
        Après cet intermède, une dizaine d’entre nous est rentrée à l’hôtel, pendant que les autres profitaient de la visite des tombeaux Ming faite à l’envers du circuit habituel et donc terminé par l’Allée Sacrée.

 

         L’ensemble de la Voie des Esprits long de 6kms est l’entrée du cimetière le plus célèbre de Chine. Il comprend dans l’ordre :

 


        
La porte du Dragon Phénix,  
 


 

 

 


 
 

l’Allée Sacrée bordée de 12 paires d’animaux debout et assis, et de 6 paires de statues de fonctionnaires d’état,


 

        et les tombeaux Ming.

Nous arrivons au bout de cette promenade pour un magnifique coucher de soleil juste à la Porte du Dragon Phénix. Il est à peine 17 heures.


 
                  
                        
          
          
                      A plus tard 
   peut être     demain         ou bien          après demain

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 06:00

Deuxième journée mardi 31 octobre.

 

        C’est un gros morceau qui nous attend, Chiffonnette nous à prévenus :
c’est la Cité Interdite. Il faut bien rester grouper près d’elle, parce qu’il y a énormément de monde et c’est tellement vaste qu’on s’y perd facilement – n’est ce pas – car toutes les cours se ressemblent, et les petits fanions rouges aussi…

Ça c’est une chose, mais le démarrage sur les chapeaux de roue sitôt le car à l’arrêt c’en est une autre. Les premiers descendus du bus suivent illico la guide qui allonge le pas, ce qui fait que les derniers à descendre ont déjà près de 600m de retard dans la vue !
Ça commence mal !

Finalement on se rassemble sous la bannière rouge et on attend ! C’était pas la peine de courir comme ça, Elle est là depuis des siècles et Elle n’a pas bougé.

 Le temps est avec nous. Le ciel est d’un bleu immaculé, le soleil brille, il y a juste le vent qui s’engouffre dans les immenses cours.

        Elle, la Cité Interdite fut la résidence de 24 empereurs Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) qui n’en sortaient jamais ignorant la vie de leur peuple et du monde extérieur.

         La Cité est ouverte aux Chinois depuis 1928 sous le régime nationaliste de TCHANG KAI CHEK. La Chine s’éveilla au monde occidental dans les années 80 sous DENG XIAO PING.

         La Cité Pourpre Interdite fut achevée en 1420. Je la compare à un château fort. Elle a un mur d’enceinte de 9m de haut entourant 74ha de pavillons, de palais et de cours sur plus d’un Kilomètre du sud au nord. Il y a près de 10 000 pièces.





Nous visiterons seulement la partie gauche de cette immensité, en passant la porte de couleur ocre, située en bas au milieu de ce plan.


       

On entre à la Cité par la Porte du Ciel ouverte par trois arches dont MAO domine celle du milieu face à Tian’ Anmen.

 

 

 

On arrive ainsi à la Porte du Midi qui rejoint la Porte de la Suprême Harmonie après avoir passé un ensemble de cinq ponts de marbre enjambant la Ruisseau d’Or qui serpente le long de l’enceinte, comme le pont - levis au-dessus des douves.


         La progression de la visite dans l’axe sud-nord nous amène à la deuxième salle, celle de l’Harmonie Parfaite, puis à la dernière dite de la Préservation de l’Harmonie.


A chaque fois l’accès aux salles est précédé d’escaliers séparés d’un pan incliné. Les serviteurs montaient les marches de chaque coté en portant l’empereur dans sa chaise à porteur qui survolait ainsi la partie pentus du milieu.

 De même, pour entrer dans les salles, il faut enjamber un seuil plus ou moins haut et large, censé protéger l’intérieur de l’entrée de mauvais esprits.

Ce sera la même chose dans tous les autres sites visités ainsi que l’agencement des portes. Celle du milieu est plus grande que les autres car elle était réservée au passage de l’empereur.

Ce qui m’étonne dans cette visite, c’est la grandeur des cours entourées de pavillons et le manque total d’arbre.

 

 

Après les trois palais du devant où nous avons perdu un équipier, nous arrivons à la Porte de la Pureté Céleste ouverte sur une cour carrée ornée de lions de bronze et d’une dizaine d’immenses chaudrons, réserves d’eau en cas d’incendie que les Eunuques en hiver, et au prix de leur vie, étaient chargés de surveiller et de chauffer pour ne pas qu’elle gèle.


 

Sachant que  les palais sont construits essentiellement en bois , il existe un matériel incendie unique en son genre ...digne de l' époque, qui a fait sourire Pounet!


Cette Porte de la Pureté Céleste annonce la partie privée de la Cité et ses trois palais de derrière. C’est ici que la promenade marque une pose que les brebis égarées regagnent le troupeau, qu’un café serait le bienvenu ainsi que des toilettes mais peu se risqueront à y aller. On verra ça plus tard.


 
         On appellera d’ailleurs l’allée latérale de cette halte, l’allée des WC !

 
 

 

 

 

  Nous arrivons presque au bout de la cité, mais nous nous arrêtons encore aux appartements de l’impératrice CIXI, le Palais des Élégances Accumulées, légèrement à l’ouest de l’axe central.

 

 

 

 

 

 
Il y a enfin deux arbres plantés de chaque coté du pavillon central.
C’est une cour plus intimiste, plus féministe par rapport à ce que l’on a vu précédemment. On y trouve des statuts de bronze représentant des hérons, des dragons et des lions.


 

 

Dans l’appartement central, on aperçoit le trône de l’impératrice avec son sceptre, encadré de penjing. Ce sont des compositions florales en pierres précieuses variantes des bonsaï. Les paravents de bois noir et de santal protégeait des courants d’air. Il y a aussi deux très beaux bateaux d’ivoire l’un en forme de dragon et l’autre de phénix. A la mort de chaque empereur, l’impératrice et les concubines continuait de vivre à la Cité dans divers pavillons. Voilà peut-être une explication au nombre faramineux de palais.

 

Nous n’avons pas visité les salles situées dans la partie est de la cité. Ce sont surtout des musées renfermant de prestigieuses collections de porcelaine ou d’horloges notamment, ainsi que les cadeaux offerts aux empereurs par les dignitaires étrangers en visite.

 

Le palais de l’empereur ou Palais de la Pureté Céleste est situé le plus au nord, suivant la progression hiérarchique et géographique du sud au nord, du plus simple au plus important personnage. C’est ainsi dans l’architecture de tous les palais. Le jardin impérial, îlot de verdure, entoure ce palais avec ses arbres, ses rochers tourmentés, ses kiosques à toit rond symbole du ciel et à base carrée symbole de la terre.
 

Toutes les toitures de la Cité Impériale sont recouvertes de tuiles émaillées et vernissées ocre jaune, couleur impériale.
Les quatre angles sont garnis de dragons, et les parties pentues portent les fils du dragon. Partout où l’empereur se rendait, les toits sont à l’identique. 


 
 

         Nous ressortons de la Cité Interdite par la porte nord du Génie Militaire, au pied de la Colline de Charbon, seul lieu de la ville qui domine les toits de la Cité Interdite. Cette colline artificielle a été édifiée grâce à la terre retirée de l’emplacement des lacs et douves de la Cité Interdite.

Malheureusement nous n’aurons pas le loisir de nous y promener.

 

        Nous partons à la découverte des petites ruelles de Pékin, les Hutongs.
 

 

 
        Après avoir déjeuner chez des habitants charmants en immersion totale, nous nous promenons en cyclo pousse, deux par deux, à la queue leu leu.

 

                                         Yann en pousse - pousse

C’est un moment particulier et privilégié, le long d’un lac où chantent des oiseaux en cage pour le seul plaisir des Chinois jouant aux cartes ou au mahjong sur les berges ombragées.

 

Dans un jardin public abritant une maison de thé, de ravissantes jeunes filles nous initient à la cérémonie du thé sous l’œil très intéressé de nos jeunes garçons.

      
 

         N’oublions pas les haltes de temps à autre, qui nous permettent de négocier les cartes postales et les souvenirs au milieu de la chaussée.

 

        De retour à l’hôtel, nous avons juste le temps de nous préparer pour notre soirée à l’Opéra de Pékin au théâtre Liyan situé dans notre hôtel Qianmen même.


 
          Cette représentation, qui n’a aucun point commun avec l’opéra musical que l’on connaît, est un mélange de chants de danses et d’acrobaties sur le thème de drames historiques ou d’amours tragiques. La langue n’est pas une entrave dans la mesure où l’on peut suivre l’intrigue en anglais sur des écrans latéraux. Les masques, les visages peints et les costumes marquent le rôle social et le caractère des personnages, tandis que la musique avec les gongs et les cymbales soulignent l’action en cours.

 

        Je parlerai peu du dîner ce soir là. Il fut très français : cou d’oie farci au foie gras, saucissons et coulommier, le tout arrosé de Bergerac, sans baguettes, et très intime. Nous étions seulement six. Ce sont les aléas de la collectivité et du chacun pour soi, alliés à la rigueur mathématique chinoise.


   今       
                                                    C 'est tout pour aujourd' hui 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:00

Les photos de cet article et des 5 suivants, sont de mauvaise qualité car j' ai du les re - scanner depuis une impression papier, ayant perdu les originales. Elles sont toutes cliquables pour les voir en grand.
                                                     Avec toutes mes excuses.

Le voyage est un art, il en a 
      -         la richesse car il est fait d’ inattendu,

      -         la fugacité car il est du temps passé qui ne repasse jamais,

     -         l’éternité car il se mue en souvenirs…

         
         Après le Sri Lanka visité en janvier 1999, une partie de la bande persiste et ressigne pour Pékin en novembre 2000. Cette fois - ci pas de savarine ni de chaleur tropicale ne sont prévues au programme, souhaitons juste que le temps nous soit clément.

        
Roger réglant un peu tard un problème de calcaire, c’ est sans lui que les premières retrouvailles eurent lieu début octobre 2000, entre les « anciens de Dambula » et les nouveaux de Pékin. Imaginez lesquels étaient les plus indisciplinés. Si peu tout compte fait.

         Un charmant guide chinois, un sourire greffé sur son visage bon enfant, parlant un français remarquable, émaillé de traits d’humour, nous a donné les informations essentielles sur ce qui restait le plus de nous étonner, pour ne pas dire choquer.

Cela entraîna inévitablement des fous rires à propos des toilettes publiques par exemple, ou encore des clins d’œil complices et assassins concernant les viandes susceptibles d’être servies aux menus.

         Je voudrais préciser que ce voyage a quand même quelques particularités. La décision de partir à Pékin s’ est imposée dès que le choix de destination était certain .
"S’ ils y vont, on y va !"

         C’ est à dire que je savais, et avec moi sans doute une poignée d’ inconscients courageux, que je partais à Pékin, POINT.

Je ne savais pas quand, ni combien de temps, ni à quel prix.

 J’ avais une vague idée du avec qui.

 Merci à ceux là : ils font partie de mon assurance et de mon courage aéronautique.        

Peu à peu les précisions manquantes sont arrivées, pas toujours par le chemin direct, mais à temps malgré tout.

        Et c’ est comme ça que l’ on s’ est retrouvé, un dimanche midi à Roissy. Roger avait convoqué ses 80 ouailles trois heures avant le décollage au lieu des deux habituelles. Il espérait ainsi laisser la marge suffisante aux papotages ajoutés à l’enregistrement des bagages. Quel bonheur de se revoir ! Et qu’ est ce qu’ on devient ? Et toi ça va moi ça va, et d’ évoquer les souvenirs communs.

 On enregistre les bagages mine de rien et hop ! On est déjà dans l’ avion. Ça roule, ça DECOLLE ! Je ne m’ y ferai jamais à cette horreur…

 Bref, une fois de que la masse de notre A340 aux couleurs de la CHINA EASTERN s’ est enfin stabilisée à l’ horizontal, qu’ elle ne vire plus ni sur l’ aile droite ni sur l’ aile gauche, au bout de dix trop longues minutes, je me détends et c’ est parti pour plus de 9 h 30 de vol plein Est à environ 10 000 mètres d’ altitude. Il est 14 heures 30. 
 Cette fois - ci, je n’ ai pratiquement pas cousu ni beaucoup lu, trop occupée comme d’ autres à circuler et à parler de nous depuis le retour du premier voyage. On n’ a même pas beaucoup mangé – un dîner de malade vers 15h30 – nous qui n’avions pas déjeuné le midi, des boissons une ou deux fois, et un petit déjeuner très apprécié, vers minuit heure française, une heure environ avant d’atterrir. Ce régime drastique était - il fait pour nous habituer au style des repas chinois ? A la réflexion sans doute. Dur pour des disciples de Rabelais.

         Nous voilà arrivés vers 1 h 30 du matin (8 h 30 à Pékin), il fait jour, et la première journée commence.                               

 
        
C’ est la ruée vers le distributeur d’argent en attendant les valises, et en moins de dix personnes il n’y a plus 1 Yuan disponible. On était plus de 300 dans l’avion, c’ était à prévoir. Il faudra attendre le bureau de change de l’hôtel vers 14h.

         C’ est là que nous faisons connaissance avec notre guide JING,  une jeune femme parlant un français clair, qui nous explique qu’elle ne nous quittera pas de la semaine (encore heureux) et qu’ il faudra toujours se rallier à son drapeau rouge. D’ emblée cela lui valu que je la surnomme « Chiffonnette ». Quant aux guides féminines et francophones à drapeau rouge, elles sont légions. Il ne suffit pas de les entendre dans les visites, il faut aussi les visualiser pour ne pas se tromper et suivre un groupe qui n’ est pas le sien. Certains en feront la dure mais instructive expérience à la Cité Interdite…

          Le groupe Bégin est reparti en deux bus de 40 personnes. Jean, Yann et moi sommes dans le car n° 2 , sans Roger mais avec la fine fleur de la bande du Sri Lanka .                    

 Tout ce joli monde s’ ancre pour une semaine aux places du fond, là où les cancres s' épanouissent, dit - on.

 Premières impressions de Pékin. C’ est grand, géant.
Dès la porte de l’ aéroport nous sommes entourés de buildings placardés d’ affiches où sourit Schwartzi en 4 par 3.

Les routes sont larges, les échangeurs innombrables et à plusieurs niveaux.

Les HLM sont les mêmes que partout, sauf qu’ ici, ils ont tous des climatiseurs.


 

         Nous sommes à peu près à 35Km de Tian’ Anmen, centre ville, et pourtant c’ est déjà Pékin. En comparaison Roissy qui est environ à la même distance de Notre Dame, centre de Paris, n’ est pas déjà la ville et n’ a pas de gratte - ciel aussi près des pistes.

        La circulation pékinoise est très dense et « danse ». Il y a des vélos partout, beaucoup de taxis AX Citroën rouges, des voitures , des bus bondés. La notion de code de la route chinois m’ est restée impénétrable, je n’ ai jamais compris :
                          ni le système de feux tricolores qui au rouge n’ empêche pas forcément le passage des véhicules à roues, qu’ ils en aient 2, 4 ou plus.

                           ni la priorité à droite inexistante,

                           ni les zébras interdits en principe au roulement,

                           ni le virage à gauche direct au milieu d’ une avenue à double circulation,

                           ni les vélos qui remontent souvent à contre sens,

                           ni les piétons qui se faufilent tant bien que mal pour traverser au milieu de ce grouillement perpétuel.

Il faut néanmoins avouer à leur décharge, que je n’ ai vu aucun accident ou carambolage. Les policiers présents arrêtent surtout les voitures dont les phares ne fonctionnent pas.

Je comprends mieux qu’ en Chine, seul le détendeur d’ un permis de conduire chinois peut conduire une voiture sans chauffeur. C’ est peut être plus prudent.

 La première visite en sortant de l’avion est pour le Temple du Ciel qui, en fait est le Parc du Temple du Ciel construit sous la dynastie des Ming en 1420.

 Comme tous les monuments visités, l’ axe est toujours du sud au nord souvent matérialisé par un  dallage symbolisant le chemin qui mène au centre de
l’ univers.
                                             


Le Temple du Ciel permettait de célébrer des rites sacrés pour les moissons. L’enceinte extérieure délimitait l’enclos des animaux prévus pour les sacrifices religieux.
Il y a 3 niveaux de marches. Le nombre de balustrades (360) et des marches est toujours un multiple de 9, force positive du Yang, symbole du ciel et de l’empereur.

 

        
La salle des prières est un pavillon circulaire, forme supposée du ciel, entouré de balustrades en marbre.

Le toit de la salle des Prières est formé de trois parties recouvertes de tuiles vernissées bleues et se termine par un globe doré. Il n’ y a ni clou ni poutre transversale. Le plafond voûté repose sur 28 piliers sculptés.

 


 
Un peu plus loin, la Voûte Céleste Impériale ressemble un peu au Temple du Ciel.


La curiosité est surtout les phénomènes d’ écho et d’acoustique. Deux personnes diamétralement apposés dans la cour, peuvent se parler sans forcer leur voix.

 Sur trois grandes dalles de l’ allée centrale, l’ écho agit :

               1 fois sur la 1ère pierre

               2 fois sur la 2ème pierre

      3 fois sur la 3ème pierre, et tous d’essayer bien sur.

Malgré l’ heure matinale chacun profite du soleil et de la promenade. Il y en a même qui tente de récupérer un peu.



On découvre les premiers adeptes du TAI-CHI, cette gymnastique lente pratiquée par les Chinois, dès les premières lueurs du jour, un peu partout en ville comme dans les jardins. Nous nous arrêtons aussi pour regarder un groupe de femmes jonglant à l’ aide de leurs pieds avec un petit volant de plumes lesté, qu’ elles font virevolter en figures compliquées.



La suite de cette très longue matinée nous entraîne place Tian’ Anmen, accessible seulement par un passage piétonnier souterrain.

 Il est environ midi, on est sur la plus grande place publique du monde, 850 m de long sur 750 de large, soit 40 ha et on ne réalise pas vraiment. Il y a des gardes marchant par deux un peu partout.


 
 

C’est l’ heure de la relève autour du drapeau et de l’obélisque du monument des héros populaires.


Avant de partir, je m’ étais promis de faire à pied le périmètre extérieur de cette place. C’ est impossible car elle est entourée d’ avenues de 2 fois 3 ou 4 voies qu’ il est interdit de traverser. De plus, la partie centrale est totalement entourée de barrières métalliques.

Tant pis, je me contente de me fondre dans la foule chinoise qui inonde cette place toute la journée jusqu’ à tard après la tombée de la nuit.

 
      La guide nous rassemble pour notre premier repas à table, dans les salons du Musée de l’ Histoire qui borde Tian’ Anmen.

 Les tables rondes sont prévues pour dix convives, jamais moins, elles ont un plateau central tournant où les plats arrivent très vite. Ils s’ empilent et se chevauchent, les uns sur les autres, et chacun s’ y sert au passage. Ce sont en général des légumes verts, des pousses de bambous, des haricots, du soja, du choux, garnis de viandes de porc ou de volailles, le tout coupé en tout petits morceaux. Le riz est à volonté, et une soupe, style eau tourmentée salée, arrive à table juste avant le dessert constitué de morceaux de pastèques et de melons de toutes les couleurs.

Ce menu ne variera guère pendant tout le séjour, à part les raviolis à la vapeur en famille et le canard laqué au restaurant spécialisé.

 Le couvert est minimaliste : un bol pour le riz, une soucoupe pour les plats, une tasse pour le thé à discrétion et un verre pour un seul service compris d’ eau ou de bière, le deuxième étant payant. Il y a bien sûr les baguettes, plus faciles à utiliser si elles sont en bois parce que ça glisse moins, et quelques fourchettes. Pas de couteau ni de pain.

Sitôt la dernière bouchée avalée, on s’ en va !

Les Chinois ne font que se nourrir. Ils ne pratiquent pas l’art de la table comme les Français. Un repas dure 1/4 d’ heure à 1/2 heure. Jamais plus. Pour ce qu’ on mange, ça suffit, à condition de ne pas entamer une discussion avec son voisin car il y a de fortes chances d’ être interrompu en plein milieu.


      Le reste de la journée sera plus calme. Nous découvrirons notre hôtel, très grand, notre chambre avec des lits…. très petits parce que jumeaux. Décidément nous n’ avons jamais droit à un grand lit pour nous deux. Cela devient agaçant. Doit - on fournir un certificat de mariage ?

 Les valises nous attendent. L’ installation se fait sans anicroche.

 


 

         On repère où sont situés les enfants, les amis. On peut enfin changer
l’ argent. Les transactions sont simplifiés 1 Yuan = 1 franc, c’est plus facile. On découvre les boutiques de l’ hôtel et les objets d’ artisanat à repérer pendant nos prochaines visites.

 

         L’ heure du dîner à l’ hôtel arrive et le coucher sera le bienvenu après cette première grande journée. A Paris c’ est lundi en fin d’ après midi, ici
c’ est lundi soir 22h mais nous somme debout depuis plus de 30 heures.


 

 我 们 将 继 续 旅 程 ?

                                           On continue le voyage? 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:00
C' était le jeudi 20 Novembre dernier.
 Départ avec Arlette et Marie sous un brouillard à couper au couteau, mais la météo annonce une belle journée. Après une heure de route pour 40 km... le brouillard se déchire et du bleu apparaît dans le ciel.
Après "le truc qui tue" pour se garer à moins de 20 mètres de l' escalier du pavillon 5.2, et moins d' une demi heure de queue, on y est!.
Inutile de vous dire qu' il  avait un monde fou, des dames surtout, quelques maris compréhensifs ou chauffeurs,  des futures mamans...que j' ai plaint, des bébés en poussette qui traçaient le passage...
J' ai trouvé des tas de choses et payé avec tous les moyens possibles: la carte, les chèques , les pièces et les billets!
Tout ça pour ça!

                                                                          un p' tit clic pour voir en grand.

Des tissus Tilda, des boutons"flocons de neige" nacrés, un ruban"C' est moi qui l' ai fait", un kit juste pour les boutons "crèche" , un nouveau lutin Nimuë et des étoiles "Hand by love".
Oui je sais, j' en ai plein déjà avec des coeurs, mais .... je ne sais pas où!!!

Pour la pause - déjeuner,  nous sommes sorties pour déjeuner au soleil. Siiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!



                 Nous sommes bien le 20 Novembre 2009 à 13 h et quelques, 
                au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris.

Je n' ai pas trouvé Anne - So qui teint de si jolis fils à broder.
Moi qui voulais quelques uns de ces boutons ...et encore des échevettes.
J' espère la retrouver à "L' Aiguille En Fête" en Février prochain.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 10:41
Ballancourt, c' est là où j' ai fait du patch en club avant de créer mon Bocal.
C ' est aussi là que j' ai connue mon amie Elisa qui agit sur ces 2 clubs.
J' y ai aussi gardé beaucoup de copines: Christiane, Yvette H , Jacqueline V,.
La semaine dernière, elles exposaient leurs ouvrages pour le 10 ème anniversaire de leur club, "Ballancourt, Patchwork, Passion".
Installez - vous et admirez.


        


Bon ben y' a plus ka, comme on dit!
Il y a de véritables merveilles. Elles ont des doigts en or...et des idées à récupérer.
Il nous faudrait plusieurs vies pour faire tout ce que l' on voudrait!

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 06:00
Jacqueline, une amie exilée pour cause de retraite entre le Cher et la Nièvre,
s' investit sans compter dans un club de patchwork qu' elle anime de ses idées toujours plus intéressantes les unes que les autres.
Tous les 3 ans, une exposition est organisée sur un week - end.
L' autre jour, c' est Pounet qui a pris sa casquette de chauffeur pour nous emmener, Elisa, une amie et moi, visiter le 3 ème opus de Jacqueline.
Installez - vous et admirez.

                 
        


J' y ai noté quelques idées de décoration comme le coin "poulailler"...
Je me projette déjà dans l' avenir d' une nouvelle expo du Bocal.

J' ai noté les blocs faits pour le challenge, avec un seul morceau de tissu commun.

Comme au Bocal, 9 blocs avec des techniques différentes ont été proposés , et le résultat donne un beau patch comme celui dans les tons beige et marron du diaporama.

J' offre à Pierrette un petit clin d' oeil avec une jolie petite chouette, et à Pounet qui a craqué pour ces chats qui marchent dans des feuilles couleur
d' Automne.

Quelques ouvrages en points comptés venaient ponctuer l' ensemble des patchs.

Je terminerai par le superbe dahlia jaune et bleu, d' environ 1 m de coté, réalisé par Jacqueline qui nous a toujours dit:
                  "Un jour je m' en ferai un de dahlia...".
Il est magnifique, toutes mes félicitations à toi.

Merci à toi et toutes tes amies pour l' accueil très chaleureux dés l' entrée de votre exposition.

Bon ben y' a plus ka!!! Il reste 2 ans pour réaliser toutes nos idées.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 05:00
Il y a quelques temps, une dame était venue au Bocal nous faire part de la prochaine exposition du club des brodeuses de Brunoy.
L' affiche m' attirait , elle me faisait penser aux broderies bretonnes: le Glazig.



Et un matin, nous voilà parties , avec l' appareil photo. 
Dés l' entrée, on a le souffle coupé tellement c'est...beau. Il y avait un panneau avec de tout petits kimonos . Il n' y en a qu' un dans le diaporama, mais c' est celui que je préfère. Je vous dirai juste que c' étaient des modèles de "Au bonheur des Dames".
A voir aussi des mètres rubans dans un tiroir d' une commode. Ils sont brodés en 1 fil sur du lin.
Mais voici un petit aperçu de cette magnifique exposition.



           


Quelques photos ont des reflets; j' en suis désolée mais les oeuvres sont souvent encadrées avec un verre de protection.

Et pour finir, un moment de nostalgie...
J' ai retrouvé le livre que j' avais à l' école quand j' apprenais à lire. Je suis sûre que nous sommes nombreuses à avoir eu le même.
Toutes les pages, il y en a 40, sont brodées en 1 fil sur de la lugana.
La photo est dans le diaporama, mais je vous offre le détail de la page du
"m".


Tous ces ouvrages sont en un fil, certains sur une toile très fine... à ne pas deviner la trame!
Un travail si minutieux qu' il demande à la fois une patience à toutes épreuves, et une vue infaillible.



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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 05:00

Aujourd' hui, je vous emmène visiter le temple de la Dent de Bouddha, à Kandy.
Ce temple, ayant été la cible d’un attentat meurtrier l’an dernier, ( en 1998 ) n’est accessible qu’ après de minutieux contrôles fouillés.
Les droits photographiques et vidéographiques sont élevés et le résultat n’est pas garanti, car les salles sont sombres et envahies de pèlerins et de visiteurs.
On aura au moins essayer... 
Il y a trois cérémonies par jour mais jamais on ne voit la Dent.
Seul le reliquaire est visible.

 

 

Au rez de chaussée une porte de cuivre à deux battants, masquée d’un rideau s’ouvre aux bonzes et se referme derrière eux. C’est une salle, plutôt un bâtiment à un étage situé au milieu d’une galerie couverte et carrée.

Au premier étage les visiteurs font la queue pour passer devant la relique enfermée dans six coffrets gigognes, en forme de dagoba ou stupa, dont la valeur augmente à mesure que le format diminue.
La vision dure quelques secondes.

Il y a aussi une salle de prières.
J’ ai pensé à une église chrétienne de par sa forme et son décor.
Un bouddha doré se trouve à la place de l’autel, dans le chœur.
Au mur sont accrochés des tableaux figurant les tribulations de la Dent jusqu’à son arrivée ici, comme le chemin de croix.
Enfin contre les parois de la salle, on trouve des bouddhas assis, tous identiques, avec des offrandes comme les statues des saints et leurs ex - voto.

L’impression n’est pas un silence recueilli, sauf à l’ouverture du reliquaire, mais plutôt un lieu de rencontres et de babillages.

Avant de quitter Kandy, nous nous sommes promenés aux jardins botaniques de
PERADANIYA, parmi les plus beaux du monde depuis 1821.

En 1371, ce parc était résidence princière. Il couvre environ 60 hectares. Tout y est géant : les fougères, les cannas, les flamboyants et surtout un ficus benjamina de 140 ans. A la maison le mien a trois ans et mesure allégrement un petit mètre.
Ici il couvre une surface de 1900 m2.


Certaines de ses branches ont repris racines en touchant le sol. Ce qui fait
qu’ en dessous de l’arbre, on est au milieu d’une cathédrale de bois sous une voûte de feuillage vert.


On trouve une forêt de bambous, une allée de palmiers royaux, des cocos fesses des Seychelles, un arbre avec de gros fruits bruns qui poussent en grappes, c’est le jacquier.

 

 




Le fruit se mange en légume cuit dont la chair blanche fait penser au navet.












Dans ce parc nous découvrons une autre particularité : l’arbre aux chauves souris piaillantes.

 

 


Ce havre de paix et de nature nous prépare à la dernière étape au bord de l’océan indien à BERUWALA. C’est la région des pêcheurs qui installent illégalement mais pacifiquement leurs petites maisons entre la route et l’océan. Ils pêchent avec un gros filet qu’ils positionnent grâce à des pirogues à balancier.

 La dernière soirée à Kandy nous a été offerte par " Connaissance de Ceylan " et nous avons pu assister à un spectacle de danses dans un petit théâtre. Les costumes étaient traditionnels et lumineux, les hommes dansaient avec des masques. La musique des tambours et des flûtes rythmait les figures des danseurs qui bondissaient en faisant tinter les clochettes et les anneaux de leurs chevilles.

 






Le spectacle s’est achevé par la marche sur le feu. Cette pratique se perpétue depuis Virgile et Pline.
Des hommes de tous âges, pieds nus, passent calmement ou plus rapidement sur un épais tapis de braises rouges à plus de 500°. Certains font plusieurs passages sans jamais sentir la douleur de la brûlure.


Sans explication rationnelle, appelons cela un " miracle ".
Nous aurons le temps d’y réfléchir sur la route qui nous conduit au prochain hôtel.

 

 Pendant cette dernière étape nous visiterons un orphelinat des éléphants à PINAWELLA.

Nous avons assisté aux biberons des bébés, 6 litres, 5 fois par jour, avalés goulûment et âprement jalousés par ceux qui attendent leur tour.

 


Après le biberon ; le bain.

Les éléphants descendent une ruelle bordée de petites échoppes , dernier refuge pour les imprudentes restées dans le champs de vision de ces bulldozers à pattes de près de 3 tonnes. Il y a des souvenirs douloureux…

 
Plus petit mais tout aussi " tendre " c’est le monde des tortues.
C’est une écloserie située en bordure de plage, où la population récupère les œufs pondus avant les prédateurs, afin de les sauvegarder .
Il faut 40 jours à cet œuf rond et mou pour laisser sortir un bébé tortue qui ne sera remis en liberté qu’ après quelques jours.


 

Petite tortue deviendra grande...

Le centre soigne également les tortues malades ou blessées. Les tortues albinos, entièrement blanches, rares, sont pensionnaires à vie.
Les remettre en mer les conduirait à être une proie facile pour les autres poissons qui les confondent avec leur nourriture.

La tortue étant protégée, le commerce des carapaces et des écailles est interdit.

Par contre, celui des pierres précieuses est prospère.

Hypocritement ces dames – moi en tête – ont entraîné leurs maris, sur les conseils de Roger, dans une bijouterie officielle à Kandy, histoire de faire travailler les cartes bancaires. Elles ont bien travaillé !

Un Français gemmologiste nous a expliqué l’exploitation des mines de pierres précieuses et leurs significations.

Le Rubis est le sang du Dieu ASURA

Le Saphir est le bleu foncé des yeux du Dieu DAITAS, mais on trouve des saphirs jaunes, roses, blancs ou dorés.

Il y a aussi des grenats

                         des topazes incolores jaunes et vert clair

                         des béryls comme l’aigue-marine bleu clair ou vert pâle

                         des améthystes

                         des pierres de lune aux reflets laiteux et nacrés.

 C’est comme ça que l’on a vu scintiller à nos doigts de jolies bagues de toutes les couleurs.

 Des petits rien qui font tellement plaisir, " qui plaisent aux femmes et aux pies " disent les mauvaises langues.
Que tous ces messieurs soient ici remerciés d’avoir cédé à nos envies.

 

La fin du séjour approche à grands pas.
Avant de quitter cette île luxuriante nous partons en balade sur la route côtière en direction du sud, vers GALLE à 116 kms de COLOMBO.

 

Galle était le premier port du Sri Lanka jusqu’à la fin du XIXème siècle.
La ville ancienne est encerclée de remparts hollandais. C’ était un riche port de commerce du temps du roi Salomon. Les ruelles cachent quelquefois d’anciennes maisons hollandaises. Beaucoup de dentelles exécutées au coussin et aux fuseaux garnissent les boutiques de souvenirs. C’est un peu comme Saint Malo ou la ville close de Concarneau, derrière les murs de Vauban.

 


C’est l’ énième réorganisation de chaque bagage pour essayer de caser au mieux tous les achats, et on ferme définitivement les serrures des sacs, on poste les dernières cartes postales, on règle les ultimes consommations et direction Colombo sous le soleil enfin.

 


A l’aéroport, même labyrinthe administratif et douanier, quelques valises sont vérifiées, et hop à 3 h 30 ( heure locale) on décolle !
Il y en a qui n’ont rien vu jusqu’ à Roissy, mais une demi- heure avant d’arriver c’est le ballet des allers - retours jusqu’ aux toilettes, pour renfiler pulls et jeans plus appropriés au climat français du moment.
De +35°, on passe à +5° mais avec un franc soleil.

 

Voilà dix jours de vacances bien remplis dans un pays où tout est étonnant : les animaux captifs chez nous, sont libres, les plantes sont exubérantes, le climat est tropical, l’océan est tiède. Pourtant ce n’est pas le paradis mais il doit y avoir un point commun.

La nostalgie est déjà là.


Dommage que le bouquet d’ anthuriums et d’ orchidées offert avant le départ de Colombo, n’ait pas tenu longtemps.                          

 
A bientôt pour un autre voyage. 

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Maman 3 fois, Mamy 1 fois, et Mimi tout le temps, j' ai toujours eu des fourmis dans mes 10 doigts. Ils ne se sentent bien qu' en tripatouillant des fils et des tissus. Et puis certains mais pas tous, aiment aussi écrire au crayon ou au clavier.

Merci de vos visites, en espérant que ma cour de ré - créations sera aussi la vôtre.

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