Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 06:00

Pif, je te dois des excuses.
Nous avions toujours des avis divergents sur la localisation géographique de Blois . Tu soutenais que ce n' était pas en Touraine, et moi l' inverse.
Blois et sa région ouest et sud - ouest est bien en Touraine, et Valaire flirte même avec la Sologne à moins de 3 km.
Mais l' est et le nord - est non, je te l' accorde.
Ca va sans dire...mais c' est mieux en le disant.

L' autre jour, nous sommes partis à la découverte de la vallée du Loir, au nord ouest de Blois.
A peine sortis de la ville, ce ne sont que des champs à perte de vue. C' est la Beauce et le Gatinais. Le paysage n' a rien à voir avec la Touraine verdoyante, boisée et vallonnée  que je connais près de chez moi.

Un peu plus loin, c' est le pays de Ronsard.

pays-de-ronsard 2


Le paysage est de nouveau ondulant et arboré comme j' aime...
Le ruban gris et sinueux de la route nous laisse apercevoir des merveilles qui méritent de s' y arrêter.
Trôo, un village troglodyte, est perché sur une colline. On repère de loin le clocher de son église romane:

DSC02907.jpg

  La Collégiale Saint Martin a été édifiée en 1050 puis reconstruite par Geoffroy Plantagenêt, 100 ans plus tard.
Elle a traversé la guerre de Cent ans, celles de religions et la Révolution. 

 




Depuis cette butte, le panorama de la vallée du Loir s' offre à nous, juste voilé par une légère brume...de "beau temps"..


DSC02908.jpg

 


L' habitat troglodyte est situé un niveau en dessous de l' église.
 

mosaitro.jpg 


Il parait que ces maisons sont agréables, que la température y est constante tout le long de l' année, environ  15°, et dépend de l' orientation de la façade. Ce qui me gênerait, c' est le manque d' ouvertures sur l' extérieur.
Au détour d' une ruelle , un magnifique puits se montre:

DSC02910.jpg




C' est le "puits qui parle". Il rend l' écho grâce à sa forme en tonneaux de ses parois concaves taillées directement dans le rocher. Sa margelle sculptée date du XV ème siècle.









DSC02911.jpg






En redescendant , nous sortons du village par la porte de Sougé datant du XV ème siècle.





DSC02912.jpg




Nous quittons Trôo et reprenons la route vers Lavardin.







Lavardin est situé au bord du Loir, à une altitude de 70 m et à environ  60 km de Blois. Sur la route, on est attiré par une ruine qui se détache sur le ciel bleu, comme par un aimant.

DSC02915-1.jpg


Ce château médiéval construit au XI ème siècle, domine le village .

DSC02914.jpg


Le beau temps se gâte, le ciel se couvre...
DSC02918
DSC02917
















On arrive à ce château par la "rotte aux chèvres" , un petit chemin étroit qui passe devant les caves à vins et d' autres aménagées en habitats troglodytes.

 France Loir-et-Cher Lavardin Eglise 01.JPG




De là, la vue sur le village et son église romane est magnifique.









En redescendant, on traverse le pont gothique sur le Loir et on reprend la route de la maison en passant devant une belle demeure à colombages.


Lavardin-Bridge-Sept07-D6305sAR800DSC02916.jpg
                     photo internet

Comme l' indique la pancarte, il faut tourner à droite vers Blois...

Très jolie promenade à renouveler cet été, avec des amis pour mieux visiter.

 #  #  #  #  #  #     
Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 06:00
Il y a quelques temps, rappelez - vous, je cherchais une couronne en bois tressé.
Au détour de mes recherches sur Internet, je découvre un blog qui montrait les photos d' une boutique  bien sympathique.
En fouinant un peu plus, il y avait juste un numéro de portable, mais pas d' adresse.
Ni une ni deux, je le compose, une charmante dame me répond et me situe son échoppe.
C' est à coté de chez moi!

gtr.jpg


L' atelier de Francine  est une jolie grange où se cachent de fabuleux petits trésors, dans la lumière parfumée de jolies bougies.
Francine y fabrique ses compositions florales, ses couronnes en bois, elle y expose de merveilleux articles de décoration, d' art de la table...
Elle vous y accueille très chaleureusement et vous laisse fouiner tout votre saoul, tout en vous faisant la conversation.

Allez - y, vous en reviendrez étonné(e)s de trouver ce genre de choses aussi près de chez vous, nous.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~   
Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 06:00
Malgré la vision de mon jardin ce matin...

DSC02864.jpg


Ce n' est pas ce qui tombe sur mon cerisier qui va nous empêcher de prendre la voiture pour aller à Paris.
Il faut croire que là haut, il y a encore une bataille de polochon.
L' Aiguille en Fête nous attend, et des amies aussi!
Après pas mal de soucis pour y arriver, nous trouvons une place de parking facilement. Ouf, merci Alain!
Enfin arrivées, nous retrouvons des amies:

DSC02871.jpg


Elles venaient de bien plus loin. Deux arrivaient de Lorient et une d' Aix en Provence, qui a mis moins de temps que nous qui n' avions qu' une quarantaine de kms à parcourir!
On a bavardé, partagé nos sandwiches, et des cadeaux!
Babeth m' a offert un magnifique coussinet pour avoir poster le 1000ème commentaire sur son blog.

DSC02873.jpg


Une merveille de broderie et de couture, dans des couleurs que j' aime, de très jolis galons et un bouton original.
J' aime particulièrement le M à qui je trouve un petit air celtique. J' apprécie. 
Merci Babeth pour ce très beau cadeau.
Quand je pense qu' elle dit ne pas être douée en couture...
Mais il y avait aussi ça!

DSC02874.jpg


Et oui, des palets bretons et un quatre - quart qui ont réussi à rester entier jusqu' à la maison. Et puis il y a aussi de ravissantes petites magnets avec des photo de Bretagne.
Merci à toutes les 2 de ces surprises, merci d' être venues de si loin pour que l' on se rencontre.

C' est pas tout ça, mais j' ai fait des tas d' empelettes  à ce salon. Bien sûr il fallait réussir à s' approcher des stands, depuis des allées bondées, mais je m' étais fait une liste des incontournables.

DSC02872.jpgDSC02875-copie-1.jpg
 
Il y a les fils d' Anne Sophie, ainsi que ses nouveautés, de très belles épingles , toutes uniques car faites à la main.
Juste devant, des charms "Made by me" de chez La cousette de Zébulines.
Au fond, 2 kits , l' un d' abeilles malicieuses, et l' autre, une trousse à crayons en forme de Mimine.
Et puis je n' ai pas pu résister au nouveau Tilda en français, avec de belles choses comme d' habitude.

 * J' ai lu ou vu quelque part qu' un autre livre sortait le 19 Février mais lequel???
Est - ce "En attendant  Pâques" ....? Qui a l' info? Merci d' avance.


Bref une très agréable journée sous la neige, et dans le froid sibérien de Paris mais réchauffée par les rencontres d' amitiés faites au salon.



ligne-noeud-rose.gif

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 06:00

C’est déjà samedi matin, le 4 Novembre, dernier jour.

 

Après avoir bouclé les valises avant 10 heures, nous voilà livrés à nous mêmes jusqu’à 15 heures, avant le départ pour l’aéroport.

Liberté… liberté tant attendue !

Nous partons dans la rue maintes fois empruntée par le car, où nous avions repéré des boutiques de tissus, au demeurant un peu décevantes.
Mais, à pas plus de 800m de l’hôtel, il y avait une petite ruelle insoupçonnée, cachée par la circulation.
Et là c’est merveilleux. Il y a tout : les cerfs volants, les dragons de papier, les porcelaines, le jade, la laque, les cloisonnés, les parchemins, les antiquités, le thé…
C’est un entrelacs de boutiques et d’échoppes, où les vendeurs ne vous sautent pas dessus. Ils prennent le temps de vous écouter et de vous comprendre.
Ils ne se fâchent pas si vous n’achetez pas, préférant espérer que l’on reviendra puisqu’ on promet.
Ils négocient les prix avec nous, se mettent en quatre pour trouver ce que l’on cherche désespérément comme le dé à coudre dans une minuscule boite.
En plus comme nous n’avons pratiquement plus de devises, ils acceptent les cartes bancaires.  Le rêve !
Dire qu’on aura attendu le dernier jour pour trouver cette mine. Nous voilà charger de cadeaux qu’il faudra caser dans les bagages à l’aéroport cette après midi.

 

Le déjeuner nous fera découvrir des crêpes farcies, des pains garnis, grillés, dégoulinant de gras, des pâtisseries – raccourci de retour  à l’alimentation plus traditionnelle. Ce n’est pas terrible mais le visuel l’a emporté sur le gustatif. J’aurai dû faire comme les jeunes et prendre la direction du Mac Donald’s, ça je connais. Tant pis.
Un petit tour au supermarché épuisera les derniers Yuans en alcool à 50° imbuvable, vin rouge apéritif doux comme du porto éventé, et autres biscuits bonbons et bières.

 Il n’y a plus qu’à attendre le départ pour l’aéroport. Nous nous installons comme nous pouvons au rez de chaussée de l’hôtel. Le hall n’ayant que quelques chaises au salon où il faut consommer, les escaliers sont envahis. Assis par terre chacun gardant les paquets de l’autre pendant la halte aux toilettes. C’était un peu un camp de nomades en instance de départ.

 

Nous partons sans un sou en poche pour l’aéroport. Nous pensions avoir vécu le pire et le meilleur. Il y a mieux. Mis à part le petit coup de propagande communiste, nous avons connu la rigueur des services douaniers. Le voyage de retour était prévu avec une escale à Shanghai.
Trois heures avant le départ, nos guides nous déposent devant le terminal international où nous retrouvons nos valises et nous quittent après les au revoir.

Et là surprise, nous ne sommes pas à l’endroit où il faut. Le trajet d’une heure et demi entre Pékin et Shanghai étant un vol intérieur, nous devrions être au terminal des lignes locales à l’autre bout de l’aéroport. Il a bien fallu que nous transitions avec tous le bardas de bagages en faisant le tour par l’extérieur, pour être enfin au bon endroit.

L’heure de retard annoncée pour notre avion était appréciée.

Arrivés là, pas question d’embarquer si chacun de nous ne règle pas la taxe aéroport de 90F par personne incluse dans le prix payé en France.

De palabres en énervements, de coup de fil à l’agence à Pékin en va et vient de Roger accompagnant comme son ombre la douanière armée de son talki, la distribution des 80 cartes d’embarquement peut démarrer.
Surprise ! encore une. Marthe n’a pas la sienne. Celle qui lui est attribuée porte le nom de Nadia… qui n’a rien à voir. On ne peut même pas envisager de mettre en cause la phonétique ou l’orthographe. L’hôtesse au sol dit que çà ira bien comme çà. Ben voyons ! Roger questionne, dérange par son insistance. On attend. Il vaut mieux en sourire que s’énerver.
Après plus de 2 heures de patience, d’un commun accord c’est un sitting collectif devant les guichets. S’asseoir par terre, on sait faire.
L’effet est immédiat. En Chine çà ne se fait pas.
Le nom de Marthe est modifié à la main sous la menace d’un nouveau sitting à Shanghai si jamais d’autres soucis se reproduisaient.

Moi qui n’aime pas décoller, j’aurai droit à deux tours !
Ai-je au moins le droit de caresser l’espoir deux fois déçu, d’être enfin assise à coté de Pounet?
Oui ! Pour Shanghai Paris. En plus ce décollage a été moins stressant, l’habitude peut-être…


Voilà, le voyage s’achève avec des souvenirs plein la tête, des couleurs, des odeurs aussi, et puis des instantanés comme :

 

les échafaudages de bambous,     


 

 

 

 

 

 

 

     les amas de vélos aux stations de métro,

 

 

 

 

 



les coiffeurs au coin d’une rue, coupant les cheveux à la lueur d’un réverbère,






le nuage jaune de pollution qui couvre la ville au lever du soleil,  impossible de prendre en photo, mais dont tous nous nous souviendrons...




les cuisiniers grillant leur queue de porc,
près du caniveau, 

 

 

 

 

 

 

 le Chinois le plus heureux de la ville, un sourire lui fendant le visage parce qu’il accédait à notre désir d’obtenir le logo de Pékin pour sa candidature aux olympiades de 2008.


 

 

 

 

 

 

 

    les petites dames mieux casquées et masquées que les chirurgiens, balayant inlassablement les trottoirs.

 

 

 

 

 

 

        

  La couleur d’un ciel bleu nous aura accompagnée toute cette semaine, avec un soleil d’automne, quelques fois chaud malgré le vent.
La chance à voulu que les dates choisies pour ce séjour coïncident avec la période charnière entre l’été et l’hiver.
A Pékin l’été, très chaud et humide dure six mois entre mai et octobre. L’hiver froid prend le relais dès novembre. Les deux saisons intermédiaires, l’automne et le printemps, ne durent que quelques jours en Octobre et en Avril.

Je voudrais remercier le "fond du car" pour tous les moments drôles ou pas:
l' oubli de charger les pellicules photos,
le sac du nécessaire petit déjeuner et des en - cas de journées,
les pannes de films au pire moment,
les blagues à 2 Yuans,
le ras le bol des problèmes,
le prévu-imprévu,
l' imprévu - prévu,
le récit matinal des soirées découvertes de nos jeunes et des hôtesses,
les éclats de rires sonores et la bonne humeur communicative,
l' ambiance potache.

Tout ça a sans doute contribué à faire passer les désagréments rencontrés.
Il est vrai que manoeuvrer 80 personnes n' est pas facile, même si votre responsable de car s' est découvert, le dernier jour, pour que l' on n' oublie pas de remercier le guide et le chauffeur comme il se doit!

Peut être bientôt un nouveau départ , mais sûrement pas si nous sommes  aussi nombreux et coincés pour certains.
Espérons malgré tout que si futur voyage il y a, il se fasse dans l' ambiance bon enfant déjà connue , et sans tous ces petits tracas qui empoisonnèrent la vie.

                                                         
                                                   C' est fini

 后 会 有 期
                                                                    A bientôt 

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 06:00

Cinquième et dernière journée de visites vendredi 3 novembre.

 

         Aujourd’ hui nous restons à Pékin même. C’est une journée optionnelle payante et prévue au programme initial. Encore !

Le Temple des Lamas nous accueille depuis la rue, par un magnifique portique à 3 arcs en bois peint. Il ressemble beaucoup aux péages de l’autoroute de l’aéroport.



Ces bâtiments, autrefois palais, ne sont devenus temples bouddhistes qu’en 1744.    Tous les pavillons sont dédiés aux Bouddhas qu’il est interdit de photographier. Deux cents lamas vivent et entretiennent ce vaste ensemble richement décoré.


 
 
Entre les cinq salles de prières, les Chinois viennent faire brûler des fagots de bâtonnets d’ encens dans des cuves situées à l’ extérieur.


 

Ils vont ensuite se recueillir à genoux, les mains jointes à hauteur du front, devant le Bouddha choisi pour exhausser leurs vœux.
Si le Dalaï Lama devait revenir en Chine un jour, son trône l’attend dans la quatrième salle des prières.

La dernière salle, haute de trois étages, abrite la statue la plus vénérée du temple. C’est un Bouddha de 23m, debout et taillé d’une pièce dans un tronc d’arbre de santal tibétain.


                                           photo prise en cachette
Il est inscrit au Guinness Book comme en témoignent les pancartes fixées au mur comme des ex - voto. Curieux !

Au détour d’ un pavillon, nous découvrons Pounet et moi, une nouvelle fois, la panoplie du parfait pompier pékinois, très originale de simplicité.


La ferveur et la dignité des Chinois pratiquant leur culte n’ ont d’ égal que leur indifférence vis à vis du va et vient des touristes sans gêne. J’ essaie de comparer avec l’ attitude des étrangers dans nos églises. Leur respect est - il dû à l’ espace clos des lieux saints chrétiens en opposition avec le plein air des salles de prières toujours ouvertes ?

 

Le  Temple de Confucius, situé en face dans une petite rue typique, contraste avec la lamaserie par sa sobriété.

Ce n’ est pas un lieu de prières au sens religieux, mais un sanctuaire dédié au grand philosophe chinois. Les cours regorgent de tablettes de pierre gravées en l’honneur de plus de 51 000 étudiants qui ont réussi les examens nécessaire à l’entrée dans l’administration depuis Koubilay Khan, empereur mongol fondateur de la dynastie Yuan en 1271.


 

C’ est ici que le caméscope a décidé de nous lâché définitivement. Nous n’ aurons pas le son harmonieux de la musique des cloches, ni le mouvement de la calligraphie d’une jeune fille traduisant à la demande les prénoms en signes chinois sur des bandes de papier de riz.


 

                 米雷  "Mǐ léi"  Mireille,    Mimi

                          明天见 Lion, mon signe

Bien que le Temple n’ait pas le prestige des décors rencontrés ailleurs, il s’ en dégage néanmoins une sorte de sérénité, grâce sans doute aux sapins qui ombragent avec délice les jardins. On y trouve aussi un magnifique cyprès vieux de sept siècles, et enfin je vois de vrais moulins à prières.

 

Après le déjeuner nous partons à la découverte de la Rue de la Soie et du Marché aux Oiseaux. Noms évocateurs et poétiques à souhait, n’ayant qu’un lointain rapport avec les sujets.
Au marché aux Oiseaux, on vend toutes sortes d’animaux ; des reptiles, des chats et des chiens "interdits à la consommation" paraît -il,  mais autorisés depuis peu pour la compagnie, à condition qu’ ils soient de petites tailles et
qu’ ils ne sortent que le soir.

On trouve aussi sur ce marché de très jolies cages et des oiseaux. Quelques - uns d’entre nous, ont goûté du serpent, d’autres auraient pu essayer des grillons vivants ! C’ est un peu le quai de la Mégisserie.


 

Quant à la Rue de la Soie, il y a tout sauf de la soie. C’ est le marché du Kremlin - Bicêtre le dimanche, mâtiné d’une touche de Barbès pour la foule. De tout petits étals surchargés de vêtements de sport de marques, de lainages, de cravates et de bagages, se côtoient à touche - touche le long des allées encombrées.


En attendant de reprendre le car, voilà que nous découvrons, presque par hasard, la Samaritaine locale. C’est le Friend-Ship Store, le magasin de l’Amitié comme dit Chiffonnette.
Pourquoi juste cet avant dernier jour, alors que ce type de magasin était réclamé depuis le début ?



Finalement le lèche - vitrines nous permet de découvrir les prix pratiqués sur les articles de souvenirs et juger si nos marchandages ont été suffisamment efficaces pendant nos balades. Dans l’ensemble OUI.

En cette fin d’ après midi, nous rentrons à l’ hôtel avant d' aller dîner au restaurant spécialisé en canard laqué.
Bien qu’ il ne soit que 19h30, nous avons droit à « Pékin by night ». La nuit tombe vers 17h30 ici.
Ce tour de ville nous entraîne vers Tian’Anmen, toujours aussi vivante, avec les mêmes militaires impassibles montant la garde. Au retour, deux heures plus tard, ce sera la même chose.
Le repas pour une fois, fut plus varié et savoureux.
Le canard laqué, spécialité de Pékin, rôti, est servi à table en petites lamelles  – 260 morceaux par volaille  – croustillante. On le mange avec les doigts, les bouts de viande roulé dans une crêpe, avec une sauce à la prune et aux oignons. C’est bon… j’en ai encore l’eau à la bouche.


La préparation du canard laqué est un peu complexe. Il faut le remplir d’air sous la peau et l’ ébouillanter. Après être resté quelques heures suspendu, il est badigeonné d’un mélange de miel et de vin plusieurs fois, et cuit au four à bois fruitiers, toujours verticalement. Y’ a plus qu’ à déguster.
J’ai aussi découvert les « œufs de 100 ans » qui sont en fait des œufs cuits dans la chaux, plusieurs jours. C’est ce qui leur donne leur couleur marron noirâtre peu ragoûtante.  Pourtant bien que très salé c’est bon, j’ai fini la plat.
Et voilà la dernière journée s’achève ; un dernier câlin au Titi canard enseigne du restaurant, avant d’aller commencer à faire les paquets du retour.



           晚 安 

                                                                  Bonne nuit
Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 06:00

Quatrième journée jeudi 2 novembre.

 

        Cette après midi est prévue libre. Super, je vais pouvoir me fourvoyer et faire les boutiques de tissus repérées près de l’hôtel, avec Marthe.

 Ce matin, nous allons au Palais d’ Été. C’est la résidence secondaire de l’Impératrice Cixi qui s’y retirait les six mois d’été, passant le reste de l’année à la Cité Impériale, située à 10 kms environ.


Ce Palais d’Eté est un petit bijou, situé près du lac Kunming, adossé à la colline de la Longévité.


 

C’est un lieu ravissant, presque romantique, fait de pavillons et de cours reliés par une magnifique galerie de 780 m, faite de 273 sections de poutres transversales.

Elles sont toutes décorées de plus de 10 000 scènes peintes, empruntées aux mythes de la littérature, de l’ histoire et de la géographie de la Chine.

  

 
Une atmosphère de douceur de vivre, de quiétude et de bien être se dégage tout au long de cette promenade, et jusqu’au bout du long couloir, là où est ancré le Bateau de Marbre, construit sur les vestiges d’un ancien palais, avec les fonds prévus pour la Marine Chinoise.

 

 

 Après le déjeuner dans un des pavillons, nous avons pris une embarcation en forme de dragon, pour une traversée du lac sous le soleil, nous laissant apercevoir le Pont aux 17 arches.
 

 

 Cette visite est celle que j’ai préférée, sans aucun doute parce que faite librement, à son rythme. Elle m’a permis de voir des Chinois en ballade, et de rencontrer un ravissant bébé en costume typique dont le fond de son pantalon laissait apparaître ses petites fesses, et pas seulement... et d’éviter ainsi de mettre des couches.


 
 J’avais vu cela sur des petites terres cuites souvenirs, mais je ne pensais pas que c’était encore de rigueur à notre époque.

Encore aujourd’hui en écrivant ces lignes, le souvenir du Palais d’Eté m’apporte une touche de fraîcheur et d’émotion qui restera gravée dans ma mémoire.


 

         La fin d’après midi libre était la bienvenue pour faire le tri d’images et de couleurs.

Et bien non !

 Direction la visite d’un hôpital, bien sûr optionnelle  et gratuite, mais comment l’éviter à part payer un taxi ! Ça fait cher le bonus. 
Donc hôpital pour ceux qui veulent. Ils veulent tous !
Ils y passent plus de 40h par semaine, près de 47 semaines par an, et à plus de 8 000 kms de Bégin* pendant une de leur semaine de congé, il leur en faut encore une bonne dose. C’est une drogue dure.

 *hôpital militaire de Saint Mandé 94 où tous travaillent.

Je n’émettrai aucun avis sur ces précieuses heures perdues en visite, ni sur les achats hors de prix de pilules miracles soignant les maux d’estomac, aux détours de consultations expresses.

Ils sont doués ces Chinois. Poser un diagnostic de mal de dos sur un homme grand, légèrement voûté qui vient de passer au moins quatre jours à marcher.

Ces amateurs de visites spéciales ne croiraient-ils pas, ou plus, à ce qu’ils pratiquent quotidiennement ?

Malgré les grincements de dents, on fait avec, et on dit adieu aux boutiques jusqu’à une prochaine fois.

 

                                            

                                                         A suivre

 

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 06:00

Troisième journée mercredi 1er novembre.

 

         Autre gros morceau, la Grande Muraille. Ni lever de soleil ni coucher ne sont prévus là bas comme le célèbre cliché publicitaire si connu en France.

         C’est aussi ce jour là que commencèrent les visites optionnelles payantes pourtant prévues au descriptif du voyage. Paradoxe quand tu nous tiens ! Bref.

 


                 
 La Grande Muraille, on en rêve à Paris et on y est.

         Le fait d’être visible de la Lune est une invention, elle ne l’est que de l’espace, et encore…

  
        Regardez une photo prise par satellite, on ne retrouve pas les plus simples repères. Imaginez depuis la Lune à plus de 360 000 kms.

 

        Un mythe s’écroule, reste la Muraille, un dragon de pierres, construite à l’époque Ming sur environ 10 000 kms, mais on ne sait pas exactement pour quel usage. Peut –être simplement pour protéger l’Empire du Milieu des Mongols ou autres envahisseurs potentiels.

   

 

Toujours est-il que cette construction à Mutianyu est à une altitude moyenne de 900 mètres et qu’on y accède par un téléphérique qui survole des bois de chênes de Mongolie.
 
 

 

 

 




Arrivé au chemin de ronde ou veille un très gentil samouraï bon teint, on découvre alors un paysage impressionnant, où le rempart court le long des crêtes montagneuses en suivant le relief à perte de vue. 

 

  J' aime beaucoup ces personnages découpés en bois où l' on ne passe que la tête. Là c' est Yann.

 

 

  Ici aussi le temps est avec nous. C’est une belle matinée d’automne ensoleillée, sous un ciel lumineusement bleu. Partout où l’on regarde, c’est la Muraille qui sépare la montagne en deux. A l’horizon on voit se profiler la silhouette des tours de guet et des fortins, planté sur des pics montagneux tous les 400m environ.

 

   

  C’est hallucinant d’ imaginer l construction d’une telle fortification sous la dynastie Ming (1368-1644) faite de briques et de terre, et qui ne doit son aspect actuel qu’aux restaurations successives.

 

         Il n’y a pas que le regard qui vagabonde, l’esprit aussi. C’est grandiose. Pourquoi le temps ne s’arrête-t-il pas un moment pour savourer l’instant ?

 

        Il faut néanmoins redescendre et passer au milieu des « marchands du temple ». entre la gare d’arrivée du télécabine et le parking du bus, il faut parcourir la rue de 600m envahie de vendeurs de souvenirs en tous genres qui nous courent après pour nous refiler le tee-shirt imprimé de la Muraille, le briquet Mao qui clignote, le quilt à pandas.

 

        Au car, Chiffonnette nous attend à l’heure précise pour la distribution des boîtes pique-nique. On aurait pu les prendre avant la montée et profiterplus longtemps des paysages au lieu de casse - croûter vite fait debout sur un parking poussiéreux dans les odeurs de gas-oil ! pourquoi faire simple ?


 
        Après cet intermède, une dizaine d’entre nous est rentrée à l’hôtel, pendant que les autres profitaient de la visite des tombeaux Ming faite à l’envers du circuit habituel et donc terminé par l’Allée Sacrée.

 

         L’ensemble de la Voie des Esprits long de 6kms est l’entrée du cimetière le plus célèbre de Chine. Il comprend dans l’ordre :

 


        
La porte du Dragon Phénix,  
 


 

 

 


 
 

l’Allée Sacrée bordée de 12 paires d’animaux debout et assis, et de 6 paires de statues de fonctionnaires d’état,


 

        et les tombeaux Ming.

Nous arrivons au bout de cette promenade pour un magnifique coucher de soleil juste à la Porte du Dragon Phénix. Il est à peine 17 heures.


 
                  
                        
          
          
                      A plus tard 
   peut être     demain         ou bien          après demain

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 06:00

Deuxième journée mardi 31 octobre.

 

        C’est un gros morceau qui nous attend, Chiffonnette nous à prévenus :
c’est la Cité Interdite. Il faut bien rester grouper près d’elle, parce qu’il y a énormément de monde et c’est tellement vaste qu’on s’y perd facilement – n’est ce pas – car toutes les cours se ressemblent, et les petits fanions rouges aussi…

Ça c’est une chose, mais le démarrage sur les chapeaux de roue sitôt le car à l’arrêt c’en est une autre. Les premiers descendus du bus suivent illico la guide qui allonge le pas, ce qui fait que les derniers à descendre ont déjà près de 600m de retard dans la vue !
Ça commence mal !

Finalement on se rassemble sous la bannière rouge et on attend ! C’était pas la peine de courir comme ça, Elle est là depuis des siècles et Elle n’a pas bougé.

 Le temps est avec nous. Le ciel est d’un bleu immaculé, le soleil brille, il y a juste le vent qui s’engouffre dans les immenses cours.

        Elle, la Cité Interdite fut la résidence de 24 empereurs Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) qui n’en sortaient jamais ignorant la vie de leur peuple et du monde extérieur.

         La Cité est ouverte aux Chinois depuis 1928 sous le régime nationaliste de TCHANG KAI CHEK. La Chine s’éveilla au monde occidental dans les années 80 sous DENG XIAO PING.

         La Cité Pourpre Interdite fut achevée en 1420. Je la compare à un château fort. Elle a un mur d’enceinte de 9m de haut entourant 74ha de pavillons, de palais et de cours sur plus d’un Kilomètre du sud au nord. Il y a près de 10 000 pièces.





Nous visiterons seulement la partie gauche de cette immensité, en passant la porte de couleur ocre, située en bas au milieu de ce plan.


       

On entre à la Cité par la Porte du Ciel ouverte par trois arches dont MAO domine celle du milieu face à Tian’ Anmen.

 

 

 

On arrive ainsi à la Porte du Midi qui rejoint la Porte de la Suprême Harmonie après avoir passé un ensemble de cinq ponts de marbre enjambant la Ruisseau d’Or qui serpente le long de l’enceinte, comme le pont - levis au-dessus des douves.


         La progression de la visite dans l’axe sud-nord nous amène à la deuxième salle, celle de l’Harmonie Parfaite, puis à la dernière dite de la Préservation de l’Harmonie.


A chaque fois l’accès aux salles est précédé d’escaliers séparés d’un pan incliné. Les serviteurs montaient les marches de chaque coté en portant l’empereur dans sa chaise à porteur qui survolait ainsi la partie pentus du milieu.

 De même, pour entrer dans les salles, il faut enjamber un seuil plus ou moins haut et large, censé protéger l’intérieur de l’entrée de mauvais esprits.

Ce sera la même chose dans tous les autres sites visités ainsi que l’agencement des portes. Celle du milieu est plus grande que les autres car elle était réservée au passage de l’empereur.

Ce qui m’étonne dans cette visite, c’est la grandeur des cours entourées de pavillons et le manque total d’arbre.

 

 

Après les trois palais du devant où nous avons perdu un équipier, nous arrivons à la Porte de la Pureté Céleste ouverte sur une cour carrée ornée de lions de bronze et d’une dizaine d’immenses chaudrons, réserves d’eau en cas d’incendie que les Eunuques en hiver, et au prix de leur vie, étaient chargés de surveiller et de chauffer pour ne pas qu’elle gèle.


 

Sachant que  les palais sont construits essentiellement en bois , il existe un matériel incendie unique en son genre ...digne de l' époque, qui a fait sourire Pounet!


Cette Porte de la Pureté Céleste annonce la partie privée de la Cité et ses trois palais de derrière. C’est ici que la promenade marque une pose que les brebis égarées regagnent le troupeau, qu’un café serait le bienvenu ainsi que des toilettes mais peu se risqueront à y aller. On verra ça plus tard.


 
         On appellera d’ailleurs l’allée latérale de cette halte, l’allée des WC !

 
 

 

 

 

  Nous arrivons presque au bout de la cité, mais nous nous arrêtons encore aux appartements de l’impératrice CIXI, le Palais des Élégances Accumulées, légèrement à l’ouest de l’axe central.

 

 

 

 

 

 
Il y a enfin deux arbres plantés de chaque coté du pavillon central.
C’est une cour plus intimiste, plus féministe par rapport à ce que l’on a vu précédemment. On y trouve des statuts de bronze représentant des hérons, des dragons et des lions.


 

 

Dans l’appartement central, on aperçoit le trône de l’impératrice avec son sceptre, encadré de penjing. Ce sont des compositions florales en pierres précieuses variantes des bonsaï. Les paravents de bois noir et de santal protégeait des courants d’air. Il y a aussi deux très beaux bateaux d’ivoire l’un en forme de dragon et l’autre de phénix. A la mort de chaque empereur, l’impératrice et les concubines continuait de vivre à la Cité dans divers pavillons. Voilà peut-être une explication au nombre faramineux de palais.

 

Nous n’avons pas visité les salles situées dans la partie est de la cité. Ce sont surtout des musées renfermant de prestigieuses collections de porcelaine ou d’horloges notamment, ainsi que les cadeaux offerts aux empereurs par les dignitaires étrangers en visite.

 

Le palais de l’empereur ou Palais de la Pureté Céleste est situé le plus au nord, suivant la progression hiérarchique et géographique du sud au nord, du plus simple au plus important personnage. C’est ainsi dans l’architecture de tous les palais. Le jardin impérial, îlot de verdure, entoure ce palais avec ses arbres, ses rochers tourmentés, ses kiosques à toit rond symbole du ciel et à base carrée symbole de la terre.
 

Toutes les toitures de la Cité Impériale sont recouvertes de tuiles émaillées et vernissées ocre jaune, couleur impériale.
Les quatre angles sont garnis de dragons, et les parties pentues portent les fils du dragon. Partout où l’empereur se rendait, les toits sont à l’identique. 


 
 

         Nous ressortons de la Cité Interdite par la porte nord du Génie Militaire, au pied de la Colline de Charbon, seul lieu de la ville qui domine les toits de la Cité Interdite. Cette colline artificielle a été édifiée grâce à la terre retirée de l’emplacement des lacs et douves de la Cité Interdite.

Malheureusement nous n’aurons pas le loisir de nous y promener.

 

        Nous partons à la découverte des petites ruelles de Pékin, les Hutongs.
 

 

 
        Après avoir déjeuner chez des habitants charmants en immersion totale, nous nous promenons en cyclo pousse, deux par deux, à la queue leu leu.

 

                                         Yann en pousse - pousse

C’est un moment particulier et privilégié, le long d’un lac où chantent des oiseaux en cage pour le seul plaisir des Chinois jouant aux cartes ou au mahjong sur les berges ombragées.

 

Dans un jardin public abritant une maison de thé, de ravissantes jeunes filles nous initient à la cérémonie du thé sous l’œil très intéressé de nos jeunes garçons.

      
 

         N’oublions pas les haltes de temps à autre, qui nous permettent de négocier les cartes postales et les souvenirs au milieu de la chaussée.

 

        De retour à l’hôtel, nous avons juste le temps de nous préparer pour notre soirée à l’Opéra de Pékin au théâtre Liyan situé dans notre hôtel Qianmen même.


 
          Cette représentation, qui n’a aucun point commun avec l’opéra musical que l’on connaît, est un mélange de chants de danses et d’acrobaties sur le thème de drames historiques ou d’amours tragiques. La langue n’est pas une entrave dans la mesure où l’on peut suivre l’intrigue en anglais sur des écrans latéraux. Les masques, les visages peints et les costumes marquent le rôle social et le caractère des personnages, tandis que la musique avec les gongs et les cymbales soulignent l’action en cours.

 

        Je parlerai peu du dîner ce soir là. Il fut très français : cou d’oie farci au foie gras, saucissons et coulommier, le tout arrosé de Bergerac, sans baguettes, et très intime. Nous étions seulement six. Ce sont les aléas de la collectivité et du chacun pour soi, alliés à la rigueur mathématique chinoise.


   今       
                                                    C 'est tout pour aujourd' hui 

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:00

Les photos de cet article et des 5 suivants, sont de mauvaise qualité car j' ai du les re - scanner depuis une impression papier, ayant perdu les originales. Elles sont toutes cliquables pour les voir en grand.
                                                     Avec toutes mes excuses.

Le voyage est un art, il en a 
      -         la richesse car il est fait d’ inattendu,

      -         la fugacité car il est du temps passé qui ne repasse jamais,

     -         l’éternité car il se mue en souvenirs…

         
         Après le Sri Lanka visité en janvier 1999, une partie de la bande persiste et ressigne pour Pékin en novembre 2000. Cette fois - ci pas de savarine ni de chaleur tropicale ne sont prévues au programme, souhaitons juste que le temps nous soit clément.

        
Roger réglant un peu tard un problème de calcaire, c’ est sans lui que les premières retrouvailles eurent lieu début octobre 2000, entre les « anciens de Dambula » et les nouveaux de Pékin. Imaginez lesquels étaient les plus indisciplinés. Si peu tout compte fait.

         Un charmant guide chinois, un sourire greffé sur son visage bon enfant, parlant un français remarquable, émaillé de traits d’humour, nous a donné les informations essentielles sur ce qui restait le plus de nous étonner, pour ne pas dire choquer.

Cela entraîna inévitablement des fous rires à propos des toilettes publiques par exemple, ou encore des clins d’œil complices et assassins concernant les viandes susceptibles d’être servies aux menus.

         Je voudrais préciser que ce voyage a quand même quelques particularités. La décision de partir à Pékin s’ est imposée dès que le choix de destination était certain .
"S’ ils y vont, on y va !"

         C’ est à dire que je savais, et avec moi sans doute une poignée d’ inconscients courageux, que je partais à Pékin, POINT.

Je ne savais pas quand, ni combien de temps, ni à quel prix.

 J’ avais une vague idée du avec qui.

 Merci à ceux là : ils font partie de mon assurance et de mon courage aéronautique.        

Peu à peu les précisions manquantes sont arrivées, pas toujours par le chemin direct, mais à temps malgré tout.

        Et c’ est comme ça que l’ on s’ est retrouvé, un dimanche midi à Roissy. Roger avait convoqué ses 80 ouailles trois heures avant le décollage au lieu des deux habituelles. Il espérait ainsi laisser la marge suffisante aux papotages ajoutés à l’enregistrement des bagages. Quel bonheur de se revoir ! Et qu’ est ce qu’ on devient ? Et toi ça va moi ça va, et d’ évoquer les souvenirs communs.

 On enregistre les bagages mine de rien et hop ! On est déjà dans l’ avion. Ça roule, ça DECOLLE ! Je ne m’ y ferai jamais à cette horreur…

 Bref, une fois de que la masse de notre A340 aux couleurs de la CHINA EASTERN s’ est enfin stabilisée à l’ horizontal, qu’ elle ne vire plus ni sur l’ aile droite ni sur l’ aile gauche, au bout de dix trop longues minutes, je me détends et c’ est parti pour plus de 9 h 30 de vol plein Est à environ 10 000 mètres d’ altitude. Il est 14 heures 30. 
 Cette fois - ci, je n’ ai pratiquement pas cousu ni beaucoup lu, trop occupée comme d’ autres à circuler et à parler de nous depuis le retour du premier voyage. On n’ a même pas beaucoup mangé – un dîner de malade vers 15h30 – nous qui n’avions pas déjeuné le midi, des boissons une ou deux fois, et un petit déjeuner très apprécié, vers minuit heure française, une heure environ avant d’atterrir. Ce régime drastique était - il fait pour nous habituer au style des repas chinois ? A la réflexion sans doute. Dur pour des disciples de Rabelais.

         Nous voilà arrivés vers 1 h 30 du matin (8 h 30 à Pékin), il fait jour, et la première journée commence.                               

 
        
C’ est la ruée vers le distributeur d’argent en attendant les valises, et en moins de dix personnes il n’y a plus 1 Yuan disponible. On était plus de 300 dans l’avion, c’ était à prévoir. Il faudra attendre le bureau de change de l’hôtel vers 14h.

         C’ est là que nous faisons connaissance avec notre guide JING,  une jeune femme parlant un français clair, qui nous explique qu’elle ne nous quittera pas de la semaine (encore heureux) et qu’ il faudra toujours se rallier à son drapeau rouge. D’ emblée cela lui valu que je la surnomme « Chiffonnette ». Quant aux guides féminines et francophones à drapeau rouge, elles sont légions. Il ne suffit pas de les entendre dans les visites, il faut aussi les visualiser pour ne pas se tromper et suivre un groupe qui n’ est pas le sien. Certains en feront la dure mais instructive expérience à la Cité Interdite…

          Le groupe Bégin est reparti en deux bus de 40 personnes. Jean, Yann et moi sommes dans le car n° 2 , sans Roger mais avec la fine fleur de la bande du Sri Lanka .                    

 Tout ce joli monde s’ ancre pour une semaine aux places du fond, là où les cancres s' épanouissent, dit - on.

 Premières impressions de Pékin. C’ est grand, géant.
Dès la porte de l’ aéroport nous sommes entourés de buildings placardés d’ affiches où sourit Schwartzi en 4 par 3.

Les routes sont larges, les échangeurs innombrables et à plusieurs niveaux.

Les HLM sont les mêmes que partout, sauf qu’ ici, ils ont tous des climatiseurs.


 

         Nous sommes à peu près à 35Km de Tian’ Anmen, centre ville, et pourtant c’ est déjà Pékin. En comparaison Roissy qui est environ à la même distance de Notre Dame, centre de Paris, n’ est pas déjà la ville et n’ a pas de gratte - ciel aussi près des pistes.

        La circulation pékinoise est très dense et « danse ». Il y a des vélos partout, beaucoup de taxis AX Citroën rouges, des voitures , des bus bondés. La notion de code de la route chinois m’ est restée impénétrable, je n’ ai jamais compris :
                          ni le système de feux tricolores qui au rouge n’ empêche pas forcément le passage des véhicules à roues, qu’ ils en aient 2, 4 ou plus.

                           ni la priorité à droite inexistante,

                           ni les zébras interdits en principe au roulement,

                           ni le virage à gauche direct au milieu d’ une avenue à double circulation,

                           ni les vélos qui remontent souvent à contre sens,

                           ni les piétons qui se faufilent tant bien que mal pour traverser au milieu de ce grouillement perpétuel.

Il faut néanmoins avouer à leur décharge, que je n’ ai vu aucun accident ou carambolage. Les policiers présents arrêtent surtout les voitures dont les phares ne fonctionnent pas.

Je comprends mieux qu’ en Chine, seul le détendeur d’ un permis de conduire chinois peut conduire une voiture sans chauffeur. C’ est peut être plus prudent.

 La première visite en sortant de l’avion est pour le Temple du Ciel qui, en fait est le Parc du Temple du Ciel construit sous la dynastie des Ming en 1420.

 Comme tous les monuments visités, l’ axe est toujours du sud au nord souvent matérialisé par un  dallage symbolisant le chemin qui mène au centre de
l’ univers.
                                             


Le Temple du Ciel permettait de célébrer des rites sacrés pour les moissons. L’enceinte extérieure délimitait l’enclos des animaux prévus pour les sacrifices religieux.
Il y a 3 niveaux de marches. Le nombre de balustrades (360) et des marches est toujours un multiple de 9, force positive du Yang, symbole du ciel et de l’empereur.

 

        
La salle des prières est un pavillon circulaire, forme supposée du ciel, entouré de balustrades en marbre.

Le toit de la salle des Prières est formé de trois parties recouvertes de tuiles vernissées bleues et se termine par un globe doré. Il n’ y a ni clou ni poutre transversale. Le plafond voûté repose sur 28 piliers sculptés.

 


 
Un peu plus loin, la Voûte Céleste Impériale ressemble un peu au Temple du Ciel.


La curiosité est surtout les phénomènes d’ écho et d’acoustique. Deux personnes diamétralement apposés dans la cour, peuvent se parler sans forcer leur voix.

 Sur trois grandes dalles de l’ allée centrale, l’ écho agit :

               1 fois sur la 1ère pierre

               2 fois sur la 2ème pierre

      3 fois sur la 3ème pierre, et tous d’essayer bien sur.

Malgré l’ heure matinale chacun profite du soleil et de la promenade. Il y en a même qui tente de récupérer un peu.



On découvre les premiers adeptes du TAI-CHI, cette gymnastique lente pratiquée par les Chinois, dès les premières lueurs du jour, un peu partout en ville comme dans les jardins. Nous nous arrêtons aussi pour regarder un groupe de femmes jonglant à l’ aide de leurs pieds avec un petit volant de plumes lesté, qu’ elles font virevolter en figures compliquées.



La suite de cette très longue matinée nous entraîne place Tian’ Anmen, accessible seulement par un passage piétonnier souterrain.

 Il est environ midi, on est sur la plus grande place publique du monde, 850 m de long sur 750 de large, soit 40 ha et on ne réalise pas vraiment. Il y a des gardes marchant par deux un peu partout.


 
 

C’est l’ heure de la relève autour du drapeau et de l’obélisque du monument des héros populaires.


Avant de partir, je m’ étais promis de faire à pied le périmètre extérieur de cette place. C’ est impossible car elle est entourée d’ avenues de 2 fois 3 ou 4 voies qu’ il est interdit de traverser. De plus, la partie centrale est totalement entourée de barrières métalliques.

Tant pis, je me contente de me fondre dans la foule chinoise qui inonde cette place toute la journée jusqu’ à tard après la tombée de la nuit.

 
      La guide nous rassemble pour notre premier repas à table, dans les salons du Musée de l’ Histoire qui borde Tian’ Anmen.

 Les tables rondes sont prévues pour dix convives, jamais moins, elles ont un plateau central tournant où les plats arrivent très vite. Ils s’ empilent et se chevauchent, les uns sur les autres, et chacun s’ y sert au passage. Ce sont en général des légumes verts, des pousses de bambous, des haricots, du soja, du choux, garnis de viandes de porc ou de volailles, le tout coupé en tout petits morceaux. Le riz est à volonté, et une soupe, style eau tourmentée salée, arrive à table juste avant le dessert constitué de morceaux de pastèques et de melons de toutes les couleurs.

Ce menu ne variera guère pendant tout le séjour, à part les raviolis à la vapeur en famille et le canard laqué au restaurant spécialisé.

 Le couvert est minimaliste : un bol pour le riz, une soucoupe pour les plats, une tasse pour le thé à discrétion et un verre pour un seul service compris d’ eau ou de bière, le deuxième étant payant. Il y a bien sûr les baguettes, plus faciles à utiliser si elles sont en bois parce que ça glisse moins, et quelques fourchettes. Pas de couteau ni de pain.

Sitôt la dernière bouchée avalée, on s’ en va !

Les Chinois ne font que se nourrir. Ils ne pratiquent pas l’art de la table comme les Français. Un repas dure 1/4 d’ heure à 1/2 heure. Jamais plus. Pour ce qu’ on mange, ça suffit, à condition de ne pas entamer une discussion avec son voisin car il y a de fortes chances d’ être interrompu en plein milieu.


      Le reste de la journée sera plus calme. Nous découvrirons notre hôtel, très grand, notre chambre avec des lits…. très petits parce que jumeaux. Décidément nous n’ avons jamais droit à un grand lit pour nous deux. Cela devient agaçant. Doit - on fournir un certificat de mariage ?

 Les valises nous attendent. L’ installation se fait sans anicroche.

 


 

         On repère où sont situés les enfants, les amis. On peut enfin changer
l’ argent. Les transactions sont simplifiés 1 Yuan = 1 franc, c’est plus facile. On découvre les boutiques de l’ hôtel et les objets d’ artisanat à repérer pendant nos prochaines visites.

 

         L’ heure du dîner à l’ hôtel arrive et le coucher sera le bienvenu après cette première grande journée. A Paris c’ est lundi en fin d’ après midi, ici
c’ est lundi soir 22h mais nous somme debout depuis plus de 30 heures.


 

 我 们 将 继 续 旅 程 ?

                                           On continue le voyage? 

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 06:00
C' était le jeudi 20 Novembre dernier.
 Départ avec Arlette et Marie sous un brouillard à couper au couteau, mais la météo annonce une belle journée. Après une heure de route pour 40 km... le brouillard se déchire et du bleu apparaît dans le ciel.
Après "le truc qui tue" pour se garer à moins de 20 mètres de l' escalier du pavillon 5.2, et moins d' une demi heure de queue, on y est!.
Inutile de vous dire qu' il  avait un monde fou, des dames surtout, quelques maris compréhensifs ou chauffeurs,  des futures mamans...que j' ai plaint, des bébés en poussette qui traçaient le passage...
J' ai trouvé des tas de choses et payé avec tous les moyens possibles: la carte, les chèques , les pièces et les billets!
Tout ça pour ça!

                                                                          un p' tit clic pour voir en grand.

Des tissus Tilda, des boutons"flocons de neige" nacrés, un ruban"C' est moi qui l' ai fait", un kit juste pour les boutons "crèche" , un nouveau lutin Nimuë et des étoiles "Hand by love".
Oui je sais, j' en ai plein déjà avec des coeurs, mais .... je ne sais pas où!!!

Pour la pause - déjeuner,  nous sommes sorties pour déjeuner au soleil. Siiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!



                 Nous sommes bien le 20 Novembre 2009 à 13 h et quelques, 
                au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris.

Je n' ai pas trouvé Anne - So qui teint de si jolis fils à broder.
Moi qui voulais quelques uns de ces boutons ...et encore des échevettes.
J' espère la retrouver à "L' Aiguille En Fête" en Février prochain.

Repost 0
Published by Mimi - dans Mes balades.
commenter cet article

Présentation

  • : La cour de re - créations de Mimi
  • La cour de re - créations de Mimi
  • : mon quotidien et mes loisirs.
  • Contact

Bienvenue chez moi.

Maman 3 fois, Mamy 1 fois, et Mimi tout le temps, j' ai toujours eu des fourmis dans mes 10 doigts. Ils ne se sentent bien qu' en tripatouillant des fils et des tissus. Et puis certains mais pas tous, aiment aussi écrire au crayon ou au clavier.

Merci de vos visites, en espérant que ma cour de ré - créations sera aussi la vôtre.

A bientôt.

Quelle heure est-il?

"Des lettres et des mots"

Si comme moi vous aimez les lettres qui font de jolis mots, venez me rejoindre dans ma communauté afin de partager nos alphabécedaires personnels.